Autres témoignages du goût anglo-chinois
 

Belvédère de Verniquet en contours

 

Jardin des plantes :
le belvédère de Verniquet

" Horas non numero nisi serenas " (1)



le Jardin des plantes
vue du belvédère

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Copyright de l'auteur : <Dominique Césari>
Dernière mise à jour: Vendredi 18 avril 2003

Notes
  1. Cette devise est gravée sur le pourtour du tambour de la corniche supérieure supportant la sphère armillaire. Elle est classique . Son sens littéral "je ne compte pas les heures, sauf celles qui sont sereines", au sens quand le temps est serein = est au beau, est vrai pour tout cadran solaire, qui devient muet par temps couvert. Avec le mécanisme décrit par Thierry (voir infra), la devise prend un tour piquant, dans l'esprit qu'on aimait leur donner. En effet, le marteau ne se déclenchait que quand le soleil dardait ses rayons.
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  3. Description de Thierry, dans son Almanach du voyageur, vers 1785 :

    Le Jardin du Roi
    Ce jardin est divisé en haut et bas; dans la partie haute est une monticule appelée Labyrinthe; on y jouit d'une belle vue. Au pied de cette monticule se voit le cèdre du Liban. Le terrain de ce jardin vient d'être prolongé jusqu'au quai par les soins de M. de Buffon.
    ...
    Dans la partie haute de ce jardin est une monticule, au sommet de laquelle on monte par une allée en spirale, appelée improprement par le public labyrinthe: on y découvre tout Paris, et les environs.
    M. de Buffon vient de faire élever sur cette plate-forme un kiosque en fer de forme circulaire, de treize pieds de diamètre sur vingt-cinq de haut; huit lances y servent de piliers et supportent un couronnement pyramidal, terminé par une sphère armillaire, formant cadran solaire, où l'heure précise de midi est annoncée par un marteau frappant douze coups sur un timbre. Ce marteau est mis en mouvement par un contrepoids lâché par la détente ou rupture d'un fil de crin, brûlé par le soleil au foyer d'une loupe posée sur l'amortissement de la première corniche. Cette loupe, inclinée aux diverses hauteurs du soleil, a son axe placé au midi. Cette mécanique ingénieuse, exécutée par M. Mille, serrurier mécanicien du roi, se remonte tous les jours en y substituant un nouveau fil de crin.
    Le kiosque a été élevé sur les dessins de M. Verniquet, architecte.
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