Ermenonville

Temple de la philosophie en contours

 

Aperçu de l'ensemble
aménagé par le marquis de Girardin

le marquis de Girardin
création des jardins
plan du domaine - état d'époque
plan de la partie nord - état actuel

vues des fabriques de la partie nord
vues du village

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Tous droits réservés de l'auteur : Dominique Césari -   cesarigd@club-internet.fr
Page créée le 31 octobre 1999. Dernière mise à jour : le 19 septembre 2003

Notes
  1. Les ouvrages cités en bibliographie ne sont pas unanimes sur l'emplacement de la maison où mourut Jean-Jacques Rousseau.

    La tradition locale, les auteurs classiques (Volbertal, Samaran) s'accordent sur l'emplacement présumé montré ci-dessus. Il est occupé aujourd'hui par une orangerie accolée à la tour médiévale, dans l'angle nord-ouest du carrefour concerné. Il s'agit de l'intersection de la route principale, qui longe la façade du château, et de la rue Souville, qui remonte vers le nord en longeant à l'est l'enclos du château.

    Mais il faut signaler que les tout premiers plans (A. Thiébaud de Berneaud) la localisaient en face, dans l'angle sud ouest de ce carrefour.

    On trouve plusieurs gravures de la maison où Jean-Jacques Rousseau résida les six semaines de son séjour et où il mourut. Si l'on considère la forme et la proximité du canal, les gravures s'accordent mieux avec le coin nord-ouest, mais sans pouvoir trancher entre les deux emplacements. Suivons la tradition et acceptons cet emplacement présumé. La fameuse fenêtre qu'il demanda à Thérèse Levasseur d'ouvrir à ses derniers instants avait à peu près l'exposition de celle de l'orangerie que l'on voit sur la vue, à la hauteur de sa partie supérieure.

    Note dans la note : on a beaucoup brodé; la tradition littéraire veut qu'il ait demandé de voir encore un instant sa chère nature; il aurait en fait demandé de l'air. Ce qui rejoint l'encore plus célèbre " Mehr Licht ! " de Goethe.

    René de Girardin, dans une lettre écrite à la comtesse Sophie de XXX le jour même de la mort de Rousseau, décrit ainsi les derniers moments du philosophe :
    (Thérèse Levasseur à ses côtés, Rousseau parle) "Dieu m'accorde en mourant une grâce que je lui avais demandée depuis longtemps, de mourir sans maladie et sans médecin". Alors, voyant qu'elle cherchait toujours à se dérober, il s'arrêta un instant pour recueillir ses forces, et dit avec la fermeté de l'homme vertueux qui voit la mort sans la craindre, "ma femme, vous ne m'aimez point, si vous m'aimiez, vous ne vous affligeriez pas de mon bonheur. Regardez le ciel, il n'a jamais été si serein, j'en vois les portes ouvertes pour moi". Alors, il serra plus fortement la main de sa femme et mourut.
    .
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  3. Cette vue montre la place où se trouvait le cénotaphe de Girardin. C'est l'emplacement signalé par Thiebaud de Berneaud pour la maison de Jean-Jacques, apparemment erroné, mais plus romantique, avec son arbre et son monticule de pierres ! La vue remonte à la fin des années 1990. Le monticule et le muret ciruclaire qu'on y voit ont été supprimés lors de l'agrandissement du parking.
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  5. C'était à l'époque l'auberge du Soleil d'or, tenue par Antoine Maurice. Celui-ci, rousseauiste sincère (et peut être commerçant avisé), présenta par la suite des souvenirs personnels de J.-J. Rousseau qu'il tenait de Thérèse Levasseur : la tabatière et les fameux sabots de bois du philosophe.

    L'office de tourisme y est installé.
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