Jardins anglo-chinois d'Europe ornés de fabriques

Dans le parc Monrepos vers 1910
Dans le parc Monrepos vers 1905 - Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii

 

 

Russie :

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Monrepos



historique
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plan du parc de 1804
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gravures anciennes
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photos actuelles

liens , ouvrages
     

Historique
historique en construction à finaliser

 

A une centaine de kilomètres au nord-ouest de Saint-Pétersbourg, sur les rives du golfe de Vyborg, se trouve le parc de Monrepos externe aménagé au tournant du 18ème/19ème siècle par Ludwig Heinrich von Nicolay externe (strasbourgeois, précepteur du grand-duc Paul, président de l'académie des sciences, anobli), qui fit modifier un parc anglais créé par un petit fils du duc de Wurtemberg (frère de Sophie, la future tsarine - qui aurait repris le nom du parc familial du Ludwigsburg). Ce n'est pas un parc impérial comme Tsarskoye Selo ni même Pavlovsk, et il en est fondamentalement différent. Assez sauvage, ses 180 hectares laissent une place importante aux rocailles naturelles et à des bois clairsemés, un peu comme le Désert d'Ermenonville. Il comprend un pont chinois et deux temples classiques. Voir également : http://www.parkmonrepos.org/ externe et Wikipedia externe.

On s'aperçoit qu'une partie des fabriques initialement construites pour Ludwig von Nicolay dans les années 1790-1800 furent remplacées par son fils Paul dans les années 1820-1830.

 

 

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Plan historique du parc
 

Ce plan très détaillé, établi par l'ingénieur militaire Steinheil (1) , a été publié en 1804 dans l'édition initiale de "Das Landgut Monrepos". Mais certaines fabriques portées dans ce plan n'étaient pas encore achevées et ont pu avoir été modifiées, voire abandonnées. Le plan ne comporte pas moins de 68 numéros repères. Je n'ai représenté que les éléments principaux, en gardant leur numéro.

fabriques subsistantes (numéros rouges)
 
23 - source
26 - le creux (grotte)
28 - le bout du monde
39 - grotte de Méduse (devenue
de Gorgone)
43 - Temple (devenu de Neptune)
56 - le mont Leucate
62 - Pampuschinka
64 - Colonne de Paul et Alexandre

 
remplacés (numéros magenta)
 
2 - entrée (→ porte gothique)
27 - Saint Nicolas (pas réalisé)
→ Väinämöinen jouant du kantele
35 - pont de pierre (remplacé par un bac)
40 - socle d'une tour (pas réalisée)
→ le Ludwigsburg
57 - temple de l'Amour (détruit)
→ l'obélisque des Broglie

 
fabriques et monuments disparus
(numéros bleus)
 
3 - parasol chinois
17 - monument de Lafermière
18 - Paulstein
30 - Ermitage (hutte reconstruite)
36 - statue d'Apollon (peut-être
non réalisée)
60 - Tour de Maria (pavillon chinois)
66 - la tente turque

 
ajoutés après 1804 (lettres magenta)
T - la maison de thé (refaite récemment)
C - tombes des Nicolay

 
autres éléments (numéros bistres)
 
4 - potager
11 - orangerie
13 et 14 - logis et bibliothèque

 
non répertoriés sur ce plan de 1804
(lettres bistres)
 
P1 et P2 - passerelles chinoises
B - tour Bellevue (détruite)
F - pierre en surplomb
 
plan du parc de Monrepos à Vyborg
transparent
image mappée : cliquer sur les repères pour aller au texte correspondant
 

Si bien des changements sont intervenus pour les fabriques tout au long de l'histoire du parc, les lieux restent remarquablement conformes à l'état d'époque. On observe toutefois le comblement de hauts fonds en bord de rivage par des sédiments où se fixent des herbes, par exemple entre le promontoire du temple de Neptune et le Ludwigstein et aussi au fond de la petite baie s'avançant entre le pavillon de thé et l'île de la tente.

Voir le plan moderne sur le site officiel du parc lien externe ou le plan lien externe de Wikimedia (surlignage sur le plan de 1804).

 

 

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gravures anciennes

À l'inverse de mes présentations habituelles, je vais commencer par les gravures anciennes, qui sont plus commodes pour suivre l'historique de la création des fabriques.   Les onze gravures de Jacottet (2) ci-dessous ont été publiées dans l'édition de 1840 du poème "Das Landgut Monrepos". Il les grava à partir d'aquarelles de Christian Christensen, dont on verra deux exemplaires ci-après. Je n'ai pas ajouté le portrait de Nicolay (numéroté I), qu'on peut voir sur la page Wikipedia le concernant

 

Monrepos à Vyborg

Monrepos à Vyborg

II - le logis

III - le pavillon du Paulstein

nom dans l'édition de 1840 : Das Wohnhaus  -  c'est à dire "le logis" , aujourd'hui en russe Усадебный дом "le manoir". C'est une vaste demeure en bois, qui est en cours de rénovation.   Dans la vue ci-dessus, on remarque l'obélisque des frères Broglie sur l'éminence à gauche. Il était complété d'annexes, dont l'une abritait la bibliothèque de Ludwig von Nicolay, qui est conservée depuis 1915 à la bibliothèque de l'université d'Helsinki.   nom dans l'édition de 1840 : Der Paulstein, en l'honneur de son fils Paul  -  Ce pavillon a disparu dans les années 1940, peut-être lors de la guerre de Continuation. Son plan remonte à 1806; c'était une construction en bois, qui servit de cabinet de travail à Ludwig von Nicolay.

 

Monrepos à Vyborg

Monrepos à Vyborg

IV - le monument à Lafermière - en arrière plan, le Ludwigstein

V - la source Sylmia

nom dans l'édition de 1840 : Das Denkmal Lafermiere's en l'honneur de son ami (3), autre strasbourgeois présent à la cour de Russie, qui l'aida à constituer sa bibliothèque  -  Ce monument, situé à proximité du Paulstein, n'existe plus.   nom dans l'édition de 1840 : Die Quelle Sylmia qui, en finnois, signifie "œil", référence à la légende de la guérison d'un amoureux frappé de cécité  -  elle s'appelle aujourd'hui fontaine de Narcisse, d'après une statue posée dans une niche perdue pendant la guerre. Le bassin a été creusé dès 1799 mais plusieurs projets de fontaine se succédèrent, c'est finalement en 1820 qu'elle fut réalisée.

 

Monrepos à Vyborg

Monrepos à Vyborg

VI - statue de Saint-Nicolas

VII - vieux château sur l'île de Ludwigstein

nom dans l'édition de 1840 : Der heilige Niklas  -  l'emplacement était prévu pour une statue monumentale mais son exécution fut différée. Quand Paul commanda la statue qui fut installée en 1831, il choisit comme sujet le barde finlandais légendaire Väinämöinen. Cette première représentation était un peu approximative; elle fut brisée par vandalisme et remplacée en 1873 par une version mieux inspirée de la tradition finlandaise. A nouveau détruite pendant la seconde guerre mondiale, elle a été remplacée en 2007 par une nouvelle version.   nom dans l'édition de 1840 : Das alte Schloss  -  l'île, qui forme une butte rocheuse abrupte, s'appelle le Ludwigstein. On voit aujourd'hui une chapelle dans cette construction néo-gothique. Mais c'est clairement un "vieux château" pour le rédacteur des titres des gravures publiées en 1840.

 

Monrepos à Vyborg

Monrepos à Vyborg

VIII - le temple de Neptune

IX - falaise de Leucate et obélisque des Broglie

nom dans l'édition de 1840 : Dieser Tempel  -  ce temple, à l'origine en bois, est une pièce maîtresse du décor de Monrepos. Les conditions de sa construction ne sont pas établies. Ce pourrait être en 1806, par l'architecte Martinelli, ou plus tardif. Conçu comme "temple de la Piété" , ce n'est que plus tard qu'il devint temple de Neptune ou "temple en bord de mer". Il a été reconstruit en 1999 mais a brûlé en 2011 : j'ignore son état actuel.
Très en amont, deux temples furent projetés et les plate-formes dégagées aux emplacements choisis. L'autre était le temple de l'Amour (détruit dès 1820), en hauteur sur la "falaise de Leucate", voir ci-contre.
  nom dans l'édition de 1840 : Leukatischen Felsen, en référence à la falaise du plateau de Leucate, dans l'île grecque de Leucade, d'où se seraient jetés les amoureux désespérés (dont Sappho) (4). Cette éminence se trouve au fond de la petite baie fermée d'un côté par le promontoire du temple de Neptune, de l'autre par l'île de la tente. Le temple de l'Amour (Amor Tempel), construit en 1805, ayant été détruit dès 1820, il fut remplacé en 1827 par un obélisque édifié à la mémoire des beaux-frères de Paul Nicolay, les princes de Broglie Auguste-César (1783-1805) et Charles-François, morts dans les guerres contre Napoléon. Cet obélisque est dû à l'architecte Charles Hitchcock Chatham.

 

Monrepos à Vyborg

Monrepos à Vyborg

X - la tour de Maria

XI - le chemin encaissé

nom dans l'édition de 1840 : Der Marienthurm en l'honneur de l'impératrice Maria Feodorovna (née Sophie-Dorothée de Wurtemberg)  -  Comme on le voit, c'est en fait un pavillon chinois, qui remonte à 1784-1786, avant l'acquisition du domaine par L. Nicolay : il avait été construit pour Frédéric de Wurtemberg, frère de la future impératrice. Il a été détruit, il ne reste plus que la marque du soubassement.   nom dans l'édition de 1840 : Das Pampuschinka  -  ce bout de chemin fait le tour du promontoire extrême, au bout de la presqu'île où se dresse la colonne de Paul et Alexandre, sous l'éminence où se trouvait la tour de Maria. Le passage étroit est clairement repéré sur le plan de 1804, ainsi que sur un plan ultérieur de 1850. Mais la gravure ci-dessus, malgré son titre, le représente-t-il vraiment ? En effet, le plan de 1850 mentionne en outre "la pierre en surplomb" à l'emplacement F, qui est celui que l'on voit sur les plans actuels et qui correspond aux photos récentes lien externe (la pierre n'est pas autant en déséquilibre que sur la gravure mais ça semble bien être la même). Il est facile de vérifier l'emplacement actuel et les plans très précis de l'époque ne laissent pas de doute sur la différence. D'où l'hypothèse : malgré le titre de la gravure ci-dessus, ne représenterait-elle pas "la pierre en surplomb" au lieu de "Das Pampuschinka".

 

Monrepos à Vyborg

XII - entrée du jardin

nom dans l'édition de 1840 : Garten-Anlangen  -  ce passage symbolique annonçait l'entrée dans l'espace organisé en jardin. On ne le repère pas sur le plan de 1804, qui est pourtant très détaillé. Peut-être cet arrangement finalement assez modeste fut-il ajouté ultérieurement. A l'arrière-plan se trouve le Paulstein, au sommet du talus rocheux (ce pavillon a aujourd'hui disparu).

 

Autres gravures

Le parasol chinois du parc Monrepos à Vyborg

La tente turque du parc Monrepos à Vyborg

le parasol chinois

la tente turque

nom sur le plan de 1804 : Ein Chinesischer Sonnenschirm auf einem hohen Steine (un parasol chinois sur un rocher escarpé)  -  il était situé à droite de la grande porte du domaine. Il a disparu. On ne voit jamais de photo explicitement légendée comme étant le rocher formant son socle mais il se pourrait bien que ce soit celui-ci lien externe.
Vers 1830 l'entrée du domaine fut marquée par des portes gothiques majestueuses mais d'un style un peu lourd ; elles ont été reconstruites plusieurs fois.
  nom sur le plan de 1804 : Das Zelt  -  La tente a été sans doute achevée peu après 1804. Elle était classiquement constituée de pièces de lourd tissu à larges rayures, vraisemblablement bleues et blanches, tendues sur une armature de bois. La tente se trouvait sur le petit îlot prolongeant en direction du rivage la presqu'île de la colonne. Une passerelle de fer permettait d'y accéder. Une plate forme avait été arasée pour installer la tente. Son unique entrée était tournée vers le large, afin de créer pour le visiteur, se tournant vers l'extérieur, un face-à-face avec l'immensité. La tente subsistait encore en 1935 et a probablement été détruite dans les années 1940. Voir l'article de la Gazette de Vyborg lien externe (en russe) auquel est empruntée l'image.

 

Aquarelles de Christian Christensen

Vers 1830, Christian Christensen réalisa à Monrepos une série d'au moins une vingtaine d'aquarelles, dont onze servirent de modèles à Jacottet pour ses gravures. Les deux ci-dessous sont en surplus.   Collections du Museoviraston Kuvakokoelmat (Office national des Antiquités - Helsinki).

Monrepos à Vyborg

Monrepos à Vyborg

une passerelle chinoise

le temple de Neptune

Vers 1798, deux passerelles chinoises en bois furent jetées sur le petit canal qui sépare la presqu'île de la colonne du rivage principal. Elles ont été reconstruites à l'identique vers 1990.

 

Aquarelle d'Octavie de Nicolay

Octavie de Nicolay (1813-1896) est la petite-fille de Ludwig. Elle nous a laissé plusieurs aquarelles lien externe de Monrepos; ce sont des œuvres d'amateur, intéressantes car elles montrent d'autres scènes et une époque plus tardive.

Monrepos à Vyborg

le tombeau des Nicolay sur l'île du Ludwigstein - site Uwe Kraeft

Les Nicolay chérissaient Monrepos; afin d'y demeurer pour toujours, ils avaient créé leur nécropole familiale sur le Ludwigstein. Elle a été passablement malmenée lors de l'annexion par la Russie mais il en subsiste les restes principaux.

 

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vues actuelles

Vignettes de photographies sous licence Creative Commons lien externe. L'attribution est indiquée sous chacune d'elles.   En cliquant sur les images, vous ouvrirez dans une nouvelle fenêtre la page Wikimedia Commons où figure la vue agrandie.


 

L'île de Ludwigstein et le Ludwisburg

Monrepos à Vyborg
photo Helga Trigokisa

Monrepos à Vyborg
photo Katernaww

île de Ludwigstein

le Ludwisburg

 

Les passerelles chinoises

Monrepos à Vyborg
photo Alexander Tyvin

Monrepos à Vyborg
photo Aleksandrov

les deux passerelles

passerelle du fond du cul-de-sac

si l'on regarde attentivement la vue agrandie, on s'aperçoit qu'elle montre les deux passerelles en enfilade et, au fond, le logis. Un cadrage plus classique, assez fréquent sur les cartes postales, montre uniquement la seconde passerelle en sujet principal et, à l'arrière plan, le logis.   Le petit chenal qui sépare la presqu'île se termine en cul-de-sac. Une passerelle le franchit juste au fond; c'est celle qui est montrée ci-dessus.

 

Le temple de Neptune et l'île d'Amour

Monrepos à Vyborg
photo Pushistost

Monrepos à Vyborg
photo Pavlikhin

le temple de Neptune

l'île d'Amour

le temple est en bois et fut reconstruit en 1999 par des étudiants finlandais bénévoles. En 2011 il a souffert d'un incendie, peut-être criminel lien externe. Je ne sais pas s'il a été remis en état.   L'île d'Amour (ou des 33 pins) est à 500 mètres au nord-ouest du Ludwigstein; elle ne fait pas partie du parc mais cette photo de Pavlikhin, prise sous une lumière de début d'automne, est réellement exceptionnelle (panoramique à savourer en grande taille).

 

Obélisque des Broglie et la Colonne de Paul et d'Alexandre

Monrepos à Vyborg
photo Pushistost

Monrepos à Vyborg
photo Helga Trigokisa

l'obélisque des Broglie

la Colonne de Paul et d'Alexandre

 

 

La hutte de l'ermite   -   fontaine de Narcisse

Monrepos à Vyborg
photo Helga Trigokiza

Monrepos à Vyborg
photo Ale Alexander

hutte de l'ermite

la fontaine

Cette hutte est une reconstruction récente. La hutte d'origine avait disparu, comme c'est souvent le cas des frêles fabriques en bois, encore plus menacées dans un environnement rigoureux. L'emplacement est un peu incertain.   Le nom d'origine était "source Sylmia".

 

Le pavillon de thé   -   la pierre en surplomb

Monrepos à Vyborg
photo Helga Trigokisa

Monrepos à Vyborg
photo Tatyana 123

le pavillon de thé

la pierre en surplomb

le pavillon de thé a été reconstruit en 2002 d'après des photos anciennes   On l'appelle aujourd'hui "la pierre qui tombe" (Падающий камень). Son nom allemand initial, "Der überhängende Stein" (la pierre en surplomb), est plus approprié.

 

Statue du barde Väinämöinen

Monrepos à Vyborg
photo Helga Trigokisa

Väinämöinen jouant du kantele

Cette nouvelle statue a été installée en 2007. Väinämöinen lien externe est la principale figure du Kalevala, l'épopée nationale finnoise, constituée au 19ème siècle par la réunion de mythes anciens. Elle est très importante pour les finlandais. La première statue fut installée en 1830 (l'emplacement d'une statue était prévu dans le projet du parc mais son exécution n'avait pas été concrétisée) Paul Nicolay avait alors choisi comme sujet ce barde légendaire, ce qui témoigne d'une volonté d'intégration dans l'environnement finlandais.

 

Le bout du monde   -   la grotte

Monrepos à Vyborg
photo VoLDREG

Monrepos à Vyborg
photo GAlexandrova

le "bout du monde" et les escaliers y conduisant

la grotte

 

 

Le logis et ses annexes

Monrepos à Vyborg
photo Pushistost

Monrepos à Vyborg
photo Alnikspb

le logis

le pavillon de la bibliothèque

 

La porte d'entrée gothique

Monrepos à Vyborg
photo Pushistost

porte d'entrée

 

 

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Détails pratiques
 

    emplacement du parc dans Google Earth Google Earth.

 

Liens

 

Ouvrages

 

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droits réservés de l'auteur, Dominique Césari  -  crédits photographiques (dont licence Wikimedia Commons) mentionnés dans le texte
Page créée le 15 juin 2017, mise à jour le : 25 juillet 2017
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Notes

1   Fabian von Steinheil (1762-1831)
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Officier russe lien externe, d'origine allemande par son père et estonienne par sa mère. Au milieu de sa carrière, il fut un temps cartographe militaire et dirigea la construction de fortifications dans le sud-est de la Finlande. Nommé général, il participa aux guerres contre Napoléon, puis devint gouverneur de Vyborg.

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2   Louis-Julien Jacottet (1806-1880)
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Peintre et graveur lien externe, d'origine suisse, établi à Paris. (prendre garde aux homonymes dans la même période). Les planches ont été intégrées à l'édition de 1840 de "Landgut Monrepos".   Mais il existe aussi une édition russe des planches coloriées «Vues pittoresques des chatteaux, jardin et parc a Monrepos».

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3   Franz Hermann Lafermière (1737-1796) ou aussi La Fermière
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Une note de "Journal intime .." lien externe précise : « La Fermière, placé auprès du grand-duc en 1768, était de plus son bibliothécaire. C'était un des plus grands organisateurs des spectacles de la Cour; il était aussi un de ceux qui eurent le plus d'influence auprès du grand-duc. dont il ne fut éloigné que vers la fin de l'année 1791. »   - La Fermière a écrit des Fables et contes dédiés a Son Altesse Impériale Monseigneur le Grand Duc de toutes les Russies lien externe.   À propos des strasbourgeois à la cour de Russie, voir "Persée" : De Strasbourg à la Russie : histoire d'une émigration (XVIIIe siècle et début du XIXe siècle) lien externe  et  La signification culturelle de Strasbourg pour les Russes au XVIIIe siècle lien externe.

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4   le saut de Leucate (aujourd'hui, plutôt "saut de Leucade")
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Le saut de Leucate fut une référence dans les humanités du public cultivé : article de l'Encyclopédie lien externe (1751), puis article Leucate lien externe p 33 du dictionnaire de la Fable lien externe (1810) et d'autres (1807, 1823). Antoine-Jean Gros : tableau Sapho à Leucate lien externe (1801). On ne sait pas avec certitude si Sapho (ou Sappho) était la poétesse ou une cithariste (courtisane). Elle se serait jetée par désespoir, le beau Phaon lien externe, s'étant détourné d'elle.   C'est aujourd'hui une affaire de spécialistes : Clément Lévy : le plongeon de Sappho ou le saut de Leucade lien externe - Connaissance hellénique : Le saut de Leucade : une question de sens lien externe.     Ne pas confondre avec le saut de ouf du ponton de Port Leucate !!! lien externe
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Remarques : toutes ces descriptions s'appuient sur des textes antiques, ou sur leur synthèse ultérieure. En particulier, la localisation du saut au promontoire où se trouve aujourd'hui le phare du cap Leucate lien externe au sud de l'île, près du temple d'Apollon qui y était érigé, nous vient de Strabon, dans le livre X lien externe de sa Géographie. Mais pas de fouilles archéologiques pour le confirmer : on ne trouve semble-t-il rien sur place. D'ailleurs, la falaise a pu s'éroder, masquant ou faisant disparaître la disposition de l'époque.     Strabon signale que Ménandre attribuait le premier saut à Sappho mais que l'origine était une épruve expiatoire plus ancienne. Sa description fait état, comme d'un fait établi mais sans détails, de désespérés tentant réellement le saut. Où, précisément ? le localiser à la plate-forme du phare est un peu rapide car la falaise qui l'entoure n'est pas verticale et celui ou celle qui s'en élancerait s'écraserait immanquablement sur les rochers en contrebas. Or, le saut n'est pas un suicide mais une épreuve régénératrice, qui ne peut être tentée que d'un à-pic d'où l'on peut espérer plonger dans l'eau. Clément Lévy cite l'épreuve expiatoire plus ancienne que le saut de Sapho mentionnée par Strabon mais la rapproche surtout de cultes archaïques antérieurs : ces épreuves risquées étaient susceptibles toutefois de succès, qui rejaillissait alors en bienfaits pour toute la communauté.   La question du lieu du saut ne semble pas avoir été approfondie.

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le bout du monde la statue du barde grotte ermitage La source grotte de Gorgone Ludwisburg tombes statue d'Apollon bac pour l'île temple de Neptune Paulstein Monument de Lafermière Porte d'entrée Parasol chinois Obélisque des Broglie Falaise de Leucate Tente turque Colonne Pampuschinka Pierre qui tombe Passerelle du fond du cul-de-sac Passerelle du début du chenal Tour de Maria Pavillon de thé (approximatif) Hutte de l'ermite (incertain) Tour Bellevue (incertain) Logis Bibliothèque Orangerie Potager Potager par défaut, retour au plan