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Fabriques isolées, Temples Bâtiments divers Parcs | ||
Le recensement ci-dessous ne prétend pas être exhaustif. Je l'ai établi en interrogeant la base de données Mérimée
de la direction de l'architecture et du patrimoine
au ministère de la Culture. La base compte 140 000 références mais la couverture territoriale est encore inégalement approfondie.
Je n'ai vu qu'une infime partie de ces sites. Je précise alors s'il s'agit ou non de fabriques. Pour les autres je ne peux pas confirmer qu'il s'agisse réellement de réalisations dans l'esprit des parcs à fabriques. Je serais heureux de recevoir des informations à leur propos, ou pour d'autres sites que vous connaîtriez.
Temple de Bacchus édifié pour le château de Saint-Maur autour de 1775. Il est situé sur le côté droit de la route partant vers l'est depuis l'entrée nord de la ville (avant de franchir la Sauldre en arrivant de Paris). 2 étages carrés et toit polygonal. Très abîmé, il menace ruine.
Temple de l'Amour, édifié en 1777 dans le parc du château du maître verrier. Attribué à Chalgrin, il est harmonieusement installé sur une butte, reste de la motte féodale, entourée d'une pièce d'eau.
Sur le site de la ville de Fresnes-sur-Escaut, voir la page lieux à découvrir.
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(m'a été signalé par M. Paris que je remercie bien vivement)
Pavillon de David dit Temple de David de 1785.
Dans le parc du château, aménagé en jardin anglais dans les années 1780 pour Etienne-Thomas de Maussion, temple grec ruiné à quatre colonnes surmontant une glacière.
Dans le parc du château, Alexandre de Villers fit édifier en 1790, à la mémoire de sa jeune épouse morte en couches, le temple du Vrai Bonheur, à quatre colonnes.
Temple d'Amour, construit en 1785 par les amis de Charles de Gontaut-Biron, en l'honneur de la Marquise de Gontaut-Biron.
Petit temple et colonnade, du troisième quart du 18ème siècle, dans le parc du château de Grouchy. Fabrique de style classique, pas spécifiquement anglo-chinoise.
Temple de la Gloire construit en 1802 pour le général Moreau et sa jeune épouse. Ce n'est pas exactement une fabrique, mais une folie.
Obélisque
de 25 mètres de haut, surmonté d'une boule dorée, datant de 1767, dans le parc d'un château détruit.
Obélisque
du 18ème siècle dans un parc à l'anglaise.
Obélisque de 1779 situé dans l'axe de la RN6 (carrefour de l'obélisque). Construit sur les plans de l'architecte Soufflot, à la demande
du Comte de Provence pour servir de point de rencontre dans ses chasses. En relation avec le parc décrit par Le Rouge.
Visible en permanence ![]()
Obélisque du 18ème siècle.
Cette route traverse plusieurs communes de l'Indre-et-Loire. 4 pyramides de 1770 (de Saint-Quentin, des Chartreux ...) marquent chacune un carrefour.
Dans le parc de ce château rustique du troisième quart du 18ème siècle se trouve une grotte à mosaïques et deux statues de Diane et d'Apollon. Ce n'est, hélas, pas vraiment un parc à fabriques.
Fabrique de l'ancien parc de la duchesse de Boufflers, de 1773. Rue Pierre-Guérin.
Voici ce qu'en dit Thiery dans son Almanach du voyageur (op. cit.) :
Le jardin de Madame de Boufflers, à Auteuil, traité dans le genre pittoresque, est remarquable par sa vaste étendue et son caractère de simplicité (ndr : toute relative, Thiery vient de décrire Monceau) On n'y rencontre ni rivière, ni pont, ni aucuns de ces petits monuments élevés à grands frais et souvent trop multipliés dans un local serré; mais on y jouit de la belle nature : on y a tiré parti de la disposition du terrain, profité des sites interessans qu'il présentoit, et on en a fait un lieu charmant.
Grotte avenue du Parc des Sports. Datée de 1752, elle ornait le parc du domaine de Tourvoie (à la limite d'Antony) et en constitue aujourd'hui avec le canal en équerre l'unique vestige ; le bassin et la rocaille qu'elle surmontait autrefois, et qui sont visibles sur une photographie du 19ème siècle, ont disparu.
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Tumulus et canal du Parc de Tourvoie |
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Le parc a été démembré, comme bien des domaines aristocratiques. Le canal en équerre, bordé de peupliers, longe un terrain de sports. Il serait bucolique s'il ne servait d'égout à ciel ouvert. Sous bénéfice d'inventaire, la grotte semble être le fruste tumulus de quinze mètres sur huit et 1,5 mètre de haut sur la rive ouest du canal. Accès libre aux heures d'ouverture des jardins publics. |
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Glacière du parc de Mme de Pompadour, de 1748. Je crains qu'il s'agisse seulement d'une construction utilitaire.
Parc du domaine de Chateaubriant, comprenant une glacière couronnée d'un temple périptère.
Georges Baudard de Sainte-Gemmes avait acheté ce château au milieu du 18ème siècle et en avait tiré son patronyme.
Son fils Baudard de Sainte-James fit construire la Folie Saint-James
Le château fut agrandi vers 1776 par l'architecte Galant pour le prince Charles de Beauveau. Autour, les jardins furent redessinés par Hubert Robert, peintre également architecte paysager, créateur du parc de Méréville. Le parc a été totalement remanié vers 1855; une laiterie fut adjointe lors de cette deuxième époque. Le parc a été loti en 1927. Le seul témoin éventuel du petit parc à fabriques serait la glacière.
Laiterie de Madame. Très probablement plus ancienne que le style anglo-chinois. Je la cite malgré tout.
Dans l'abbaye, une laiterie du 4ème quart du 18ème siècle. Pourrait être dans l'esprit des fabriques, mais peut être seulement utilitaire.
Pavillon de musique du parc de la Du Barry, édifié en 1770/1772 par Nicolas Ledoux. L'ensemble du domaine de la comtesse du Barry comprenait : le pavillon de musique, à Louveciennes, ainsi que la machine de Marly, la grille des Lions et le temple de l'Amour, à Bougival. Le parc a été réaménagé à l'anglaise à la fin du 19ème siècle; la bergerie est de cette époque. Le pavillon de musique a été reconstruit à l'identique en 1930. Sans doute un peu éloigné du parc à fabriques, mais comment ne pas citer un lieu que fréquenta assidûment M. de Monville ?
Autour d'une demeure de la seconde moitié du 18ème siècle, est construit au début du 19e un jardin paysager pour Chrisostome Patry et son beau frère Charles Pierre de Malherbe, qui avait épousé en 1798 la fille du châtelain voisin. Le parc comprenait une orangerie dont la perspective s'achève par un tertre construit spécialement. Canal, glacière.
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Castille : |
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Au cours du premier quart du 19ème siècle les deux pavillons ont reçu des colonnades à l'antique. Avec la colonnade ellipsoïdale du même style, en partie effondrée aujourd'hui, on retrouve un décor de jardin assez analogue à ceux des pavillons de Kew, Potsdam ou Worlitz. Castille Le jardin et le parc de Castille |
Parc aménagé en jardin anglais avec fabriques par le comte de Valbelle entre 1767 et 1777. Pendant la Révolution, le château, saisi comme bien d'émigré, sert de garnison. Il est dévasté avant de brûler en 1799.
Le parc
comptait une pyramide, une pagode, un obélisque et un moulin à vent. Il ne reste plus que des vestiges, dont la colonnade et l'obélisque sont les plus parlants.
L'accès à ce site assez nu est libre.
Parc comprenant fabriques (temple, glacière) et statuaire, autour d'un château du 18 ème.
Sites écartés car, malgré leur intérêt éventuel, ce ne sont pas des fabriques anglo-chinoises :
Dijon (Côte-d'Or) : un petit temple du 18ème siècle, autrefois dans l'ancien parc du château de Bierre les Semur, a été réédifié dans le parc de la Colombière. Je fondais beaucoup d'espoirs sur ce parc, créé par les Conti, cousins des Condé de Chantilly. Hélas, il s'agit d'un projet, d'ailleurs grandiose, de parc classique. L'ensemble est magnifique et constitue un lieu de promenade de choix pour les Dijonnais, mais il ne s'agit pas d'un parc à fabriques. Le temple est de facture classique.
Le pagodon de Gisors : étrange et très belle fabrique du 17ème siècle.
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Réalisations tardives ne me semblant pas entrer dans le sujet. Par exemple :
Château de la Noë Bel-Air à Vallet (Loire Atlantique), édifié en 1836. Parc à l'anglaise avec fabriques dont une pagode chinoise.
Les Folies Siffait
au Cellier (Loire Atlantique) :
labyrinthe de terrasses au dessus de la Loire dans un parc acheté en 1816 mais dont l'aménagement s'étala sur des décennies. Propriété communale fermée en attente de sa restauration, à visiter au moment des journées du patrimoine.
Le parc du château d'Epinal
comprend un ensemble de la première moitié du 19ème siècle : pavillon chinois, laiterie, chalet, quelques autres fabriques.
Ainsi que de nombreux temples, parcs, jardins japonais etc.. de la deuxième partie du 19ème, tels que les temples du Bois de Vincennes et du parc des Buttes Chaumont, de Buc etc..
et les tout récents : Apremont
(Cher),
parc oriental de Maulévrier
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Vendeuvre
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Je mets à part les remarquables jardins Beistegui au château de Groussay, à Montfort-l'Amaury. Ils sont désormais ouverts, c'est une visite à faire absolument, car c'est l'un des meilleurs endroits pour voir des fabriques en situation et s'interroger sur les facteurs conditionnant le sublime.