Dans la suite des parcs à fabriques
 

le temple de la Gloire en contours

 

Orsay :
le temple de la Gloire

 

gloire et tragédie du général Moreau
le temple
vues du temple

visite, liens


  

 

Le général Moreau lien externe (1763-1813), originaire de Morlaix, était un des plus brillants généraux de la Première République. Il s'illustra en Hollande, en Allemagne. En 1800, la République se retrouva en guerre avec l'Autriche, et Bonaparte entama la seconde campagne d'Italie. En juin ce dernier vainquit de justesse à Marengo, et contraignit l'armée autrichienne à un armistice, qui était loin toutefois d'emporter l'issue de la guerre. De son côté, Moreau conduisit la campagne d'Allemagne et remporta de façon éclatante, le 3 décembre 1800, la bataille d'Hohenlinden lien externe, qui fut décisive, imposant à l'Autriche la paix de Lunéville. La victoire le couronnait, mais elle allait causer son élimination politique par Bonaparte, à qui il portait ombrage. Moreau dut s'exiler aux États-Unis, puis passa au service du Tsar, et mourut en 1813 des suites des blessures infligées par un boulet reçu à la bataille de Dresde.

Pour l'heure, le général était tout à sa gloire et aux retrouvailles avec sa jeune épouse, Eugénie de Gury-Hulot. Le mariage avait été célébré à la veille de son départ en campagne. Madame Hulot, sa belle-mère, fit construire pour le nouveau couple une folie, sur un domaine qu'elle venait d'acquérir à Orsay, détaché du vaste parc du château. Elle dédia le bâtiment, qui fut appelé "temple de la Gloire", à la victoire de son gendre. Traditionnellement, la folie est attribuée à Vignon lien externe, l'architecte de l'église de la Madeleine lien externe. Initialement, la Madeleine avait été destinée à être elle aussi un "temple de la Gloire" (la gloire des soldats des armées). Comme le signale l'article de Wikipédia sur Vignon en lien cité, l'attribution à celui-ci du temple de la Gloire d'Orsay serait sans fondement.

A cette époque, le grand canal du château d'Orsay s'étirait approximativement sur 1200 mètres, et s'élargissait à chaque extrémité en un bassin. Le temple fut édifié à une trentaine de mètres de l'extrémité est du canal, dans son axe, en surélévation assez sensible. Un théâtre de verdure le précédait. Ce cadre servit de décor au retour triomphal du général, au printemps 1801. Il s'avança en gondole sur le canal, pour être accueilli par sa femme et sa belle-mère au débarcadère de l'extrémité.

Le temple n'est donc pas exactement une fabrique, mais une folie, avec pièces d'habitation et de réception. A l'étage, un salon d'apparat cubique (aussi haut que large et profond) s'abrite derrière le fronton à quatre colonnes ioniennes. De part et d'autre, s'ouvrent un boudoir et un fumoir (ou chambres à coucher), avec salle de bains. Au rez-de-chaussée, on trouve une salle à manger et des pièces de service, dont la cuisine. L'état actuel résulte de transformations au XXème siècle. En comparant la façade du temple aux photos anciennes, on remarque que deux baies ont été ajoutées à l'étage de part et d'autre de la colonnade et deux autres au rez-de-chaussée. Ces transformations ont probablement été faites par les Mosley lien externe après leur acquisition du domaine en 1950, pour le rendre plus apte à l'usage de résidence pendant les décennies qui suivirent.

 

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Vues du temple
 

Temple de la Gloire

Temple de la Gloire

le temple de la Gloire


 

Temple de la Gloire : le portique

 

temple (portique)

 

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Visite, liens
 

Orsay est dans l'Essonne. RER B, station Orsay, puis 1,5 km à pied. En automobile, depuis Paris, prendre du Pont de Sèvres la voie rapide direction Bordeaux, sortie Orsay ville (pas Le Guichet). Au rond point, tourner à gauche (panneau monument historique "Temple de la Gloire"). Continuer sur 1 km environ. La route contourne un petit étang puis aborde une pente. Première à gauche avec un nouveau panneau. C'est une propriété privée, au 1 avenue des Lacs. En temps normal, on ne peut voir plus que l'arrière du temple, au travers de la grille.

Visites au moment des journées du patrimoine et à d'autres occasions exceptionnelles. A ne manquer sous aucun prétexte, l'érudition et la passion communicative de M. K., conférencier bénévole de l'association historique Chloe, ajoutées à la magie du lieu, fait de cette visite un moment intense.
Renseignements à l'office de tourisme 01 69 28 59 72

• Voir des cartes postales anciennes

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Page créée en août 2003 - dernière mise à jour des liens : juin 2014