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En campagne Le Champ-de-la-Pierre Le Tertre Pompignan Saint-Just page spécifique : Courteilles Canon | ||
Les parcs des grands du royaume et des financiers les plus opulents sont tous regroupés autour de Paris. Des notables s'emparèrent également du genre. Moins aisés, leurs parcs ne peuvent rivaliser avec les précédents par l'ampleur du bâti, le nombre ou le luxe des fabriques, la multiplication d'espèces rares. En revanche la grâce de la composition n'est pas en reste, servie par la configuration du lieu ou par l'ingéniosité créatrice. Ceux qui subsistent sont à la campagne. Un bon nombre, aux abords de Paris, rattrapés par l'urbanisation, ont totalement disparu.
Par ailleurs de grands aristocrates, propriétaires de grands parcs, aménagèrent quelques fabriques autour d'un de leurs châteaux de campagne (Saint-Just , Thury-Harcourt). Les pages chinoiseries isolées et fabriques isolées recensent de manière beaucoup plus large les exemples de toute la France.
Si l'on prend également en compte les parcs disparus, on s'aperçoit que les exemples hors des alentours de Paris sont peu nombreux et, dans l'ensemble, de plus modeste extension. Pour ne compter que les parcs, on voit quatre zones : l'Orne/Normandie (les 4 ci-dessous), les bords de Loire (Ménars et Chanteloup), le Nord-Est (L'Hermitage de Condé-sur-Escaut, le Colisée de Lille) et, dans un genre décalé, le Midi (Valbelle et Castille). Stanislas Lesczinski avait fait figure de précurseur en Lorraine à Lunéville et Commercy, avec des fabriques dans des parcs classiques.
Le domaine est lié aux forges contiguës, remontant au 16ème siècle et actives jusqu'en 1860, qui tiraient parti de l'abondance de bois et d'eau. Le château date de la fin du 18ème siècle (le maître de forges proprement dit avait une autres résidence). L'ensemble est resté dans la même lignée depuis sa création.
Jean-Baptiste Ricoeur de Bâmont aménagea de 1786 à la Révolution un parc romantique
orné de fabriques. On y compte un temple, une oisellerie, les grottes du petit bois et des rochers, des ponts, une salle verte.
Des étangs (dont celui de la Fenderie) agrémentés de la petite île et de l'île des deux frères et sa chaumière, des embarcadères.
A l'ouest du château, la grande avenue, l' île appelée Le Rendez-Vous avec obélisque entourée d'un canal, franchi par des ponts-tournants (à l'état de vestiges) (d'après la notice de la base de données Mérimée)
Voir les conditions de visite sur le site du Champ-de-la-Pierre
qui parle à la fois des forges, du bourg et du château. De nombreuses vues dues forges, et quelques unes du parc.
Pour le château, se renseigner au 02 33 27 21 70
Nota : les forges
constituent un aspect historique essentiel pour la région. Un grand nombre y furent installées pour exploiter les ressources forestières, conduisant d'ailleurs à l'épuisement des sols.
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Ce domaine est avant tout connu pour être la demeure de Roger Martin du Gard
, qui y mourut en 1958.
Un musée de l'écrivain
y est installé.
Le manoir de style Louis XIII en briques, pierres et ardoises construit en 1678 pour François de Bry, est entouré d'un parc boisé.
Je n'ai pas encore d'autres renseignements sur le parc que la notice de la BdD Mérimée
Ce parc a donc été transformé à l'anglaise, et s'étend sur 9 hectares, suite à son agrandissement sous le 1er empire. Il comporte quelques fabriques, et surtout un temple du Philosophe surmontant une grotte de rocaille. Remontant aux environs de 1800, les fabriques sont un peu postérieures à la période classique des dernières décennies de l'Ancien Régime.
En outre, Roger Martin du Gard avait dès les années 20 réhabilité mais aussi transformé le parc; dans son journal il écrit en novembre 1924 : Le Tertre, tel qu'il ressortira de mes mains, sera incontestablement une oeuvre. Une de mes oeuvres.
Visites toute l’année mais sur rendez-vous uniquement : 02 33 73 18 30.
Mes vifs remerciements à M. LT, qui m'a signalé le Tertre.
Il n'y a eu que très peu de parcs à fabriques dans le midi. Celui-ci
n'en est que plus précieux, d'autant plus que l'inspiration franc-maçonne le relie directement aux Elie-de-Beaumont, Montesquiou, etc...
N'ayant pas d'autre information que la remarquable étude des Cranga, je vous y renvoie.
Article de Yves et Marie-Françoise Cranga ![]()
Au 18ème siècle, aménagement du parc en jardin à la française avec la réalisation du circuit d'eau (une des originalités et splendeur de ce jardin), du potager et de plantations.
A la fin du 18ème siècle le château fut la propriété du duc de Penthièvre, qui est par ailleurs à l'origine de la chaumière des coquillages de Rambouillet.
Il fit réaliser d'importantes modifications dans le château et fit transformer le domaine en maison de retraite pour ses serviteurs. Il construisit en même temps le grand commun, la laiterie, une glacière en forme d'oeuf et une fabrique.
Malgré les remaniements du 19ème siècle (la fabrique servit d'atelier de peinture à Henri de Maistre), l'esprit des parcs à fabriques est présent à Saint-Just, grâce à l'originalité du circuit d'eau antérieur, aux éléments encore présents et à leur juxtaposition heureuse.
Marie le Goazou, Guillaume Pellerin : la Normandie des jardins (photos Pierre Bérenger) , éditions Ouest-France. 99 F. ISBN 2-7373-2372-X