Parcs à fabriques majeurs

Moulin du pont en contours

 

Méréville


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Tous droits réservés de l'auteur, Dominique Césari :   cesarigd@club-internet.fr
Page créée le 31 octobre 1999, mise à jour le 28 novembre 2002

Notes
  1. Les Laborde venaient de la vallée d'Ossau dans les Pyrénées atlantiques. Jean-Joseph naquit à Jaca, en Espagne. Son oncle était installé à Bayonne, il y fut envoyé à 10 ans et y fit un dur apprentissage. La famille est qualifiée de "modeste" dans les ouvrages consacrés à Méréville. Je la crois plutôt de moyenne bourgeoisie, car engagée dans le commerce avec les colonies et l'orient, ce qui n'était pas affaire du menu peuple.
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  3. Laborde était le plus fortuné, et Baudard de Sainte-James le premier après lui. J'estime grossièrement l'encours des engagements de Laborde à 120 millions de livres et ceux de Baudard de Sainte-James à 70 millions. Leurs fortunes respectives pourraient être de 30 et 20 millions de livres. Monville atteignait peut-être 6 à 8 millions.

    Sous l'effet de la conjoncture ils connurent des gains colossaux ou des dépréciations énormes. Je suis par ailleurs troublé par les prix des actifs immobiliers : les dépenses d'embellissement ont l'air d'avoir peu d'influence sur le prix à la revente, comme si les propriétés comptaient surtout par leur valeur foncière.
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  5. Le remplacement de Bélanger par Hubert Robert n'est pas sans rappeler l'éviction de Barbier au Désert de Retz. Par ailleurs les parcs à fabriques furent volontiers confiés à un peintre plutôt qu'à un architecte : le parc Monceau et le parc du Petit-Trianon (Carmontelle), le domaine de Cassan (rôle prêté à Fragonard).
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  7. Laborde engageait les dépenses qu'il fallait et largement, mais n'engloutissait pas inconsidérément son argent. On a signalé son opposition avec Bélanger, qui désirait encore plus de travaux. Ce dernier voulait sans doute retrouver l'esprit de son intervention à la Folie Saint-James, et consolider sa réputation d'architecte investi sans limites.
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  9. A la mort de deux des fils de Laborde dans le naufrage au Port des Français pendant l'expédition de Lapérouse, la colonne rostrale, en cours d'exécution, leur fut dédiée.
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  11. Le temple aurait du être dédié à Vesta et orné d'une statue prenant pour modèle Mme de Laborde. Elle eût été placée dans la niche à hauteur d'appui face à la porte d'entrée. La lourdeur de l'âge ayant abouti à des ébauches qui déplurent, on opta pour une statue de Natalie, fille des Laborde, dans la grâce de ses seize ans. Le résultat montre qu'on avait eu bien raison. Les bustes en terre cuite de Natalie de Laborde des collections des musées nationaux le confirment.
    La statue était placée au centre de la cella. Elle est conservée par les descendants des Laborde. A sa place se trouve aujourd'hui une statue de Vénus sortant du bain, par un élève de l'école de Canova.
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  13. Récapitulation des membres de la famille Laborde
    Jean-Joseph Laborde de Méréville (1724-1794)
    Rosalie-Claire Josèphe Nettine (1737-),
       mariés en 1760, d'où sept enfants :
    François-Louis-Joseph Laborde de Méréville (1761-1802), garde du Trésor royal,
    Edouard-Jean-Joseph Laborde de Marchainville (1762-1786), enseigne de vaisseau, mort au Port des Français,
    Ange-Augustin-Joseph Laborde de Boutervilliers (1766-1786), enseigne de vaisseau, mort au Port des Français,
    Pauline-Louise-Josèphe (1767-1792), épouse en 1783 le comte puis duc des Cars,
    Justine-Rosalie (1770-morte en bas âge),
    Alexandre-Louis-Joseph (1773-1842), Conseiller d'Etat, député, archéologue et géographe, auteur de la Description des nouveaux jardins de la France,
    Natalie (1774-1835), épouse en 1790 le duc de Mouchy.
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