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Bellevue :
historique le parc vues de reliquats visite, liens |
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Une terrasse à la "belle vue" domine la boucle de la Seine, au-dessus de l'ancien pavillon de Brimborion. Louis XV, qui y avait passé des heures heureuses aux côtés de sa favorite,
favorisa l'achat des terrains en 1749 par Mme de Pompadour
. Celle-ci fit construire par l'architecte Jacques Lassurance
le château de Bellevue avec un corps central achevé en 1750, une glacière et des bains. L'ensemble était indépendant du château royal de Meudon.
Quelques années plus tard, Madame de Pompadour n'étant plus que l'amie de Louis XV, Bellevue devenait moins nécessaire à leurs séjours communs. Aussi le roi, qui aimait beaucoup Bellevue, le racheta en 1757.
Il fit modifier l'intérieur et construire deux ailes basses en retour par Ange Gabriel.
Lisons la suite sur une page de la mairie de Meudon
:
" A l'avènement de Louis XVI, Bellevue fut attribué aux trois filles survivantes de Louis XV, Mesdames Adélaïde, Victoire et Sophie qui y firent de nombreux embellissements. En 1780, sacrifiant à la mode du temps, Mesdames Adélaïde
et Victoire décidèrent d’adjoindre au parc de Bellevue un jardin paysager, semé de fabriques, et qui fut réalisé par Richard Mique, architecte de la Reine. Une grande partie de ce jardin subsista longtemps, autour d’une des plus curieuses fabriques, la Tour de Marlborough. L’ensemble fut regrettablement détruit en 1960. "
Le château royal est devenu l'Observatoire de Meudon. Bellevue est situé à l'aplomb de la boucle de la Seine, juste en dessous de la gare de Meudon Le parc a été loti dès le début du 19ème siècle. Dès l'an XI, la maison des Colonnes mordait sur le jardins anglais. Le premier lotissement de grande ampleur fut mené en 1826 par Alexandre Guillaume, avec des maisons nobles sur de vastes parcelles. Le parc fut par la suite traversé par la ligne de chemin de fer, et redivisé en lots plus modestes. Mais des restes notoires subsistaient jusqu'au milieu du 20ème siècle. La glacière de 1755, inscrite à l'inventaire des MH, se trouve dans une parcelle privée. Le pavillon de musique de 1785, attribué à Mique, est au 59 route des Gardes. Ni l'une ni l'autre ne faisaient partie du jardin anglais, dont malheureusement le seul reliquat est la grotte montrée ci-dessous, qui s'effondre d'ailleurs petit à petit.
A priori, il ne reste rien des fabriques entourant l'étang, de la ferme, de l'ermitage etc ...
La base des monuments historiques rattache la grotte à la maison des Colonnes, construite par l'architecte Guenepin en l'an XI, qui se trouve au 62 de la route des Gardes. En fait, la grotte se trouve à cheval sur la parcelle de la maison des Colonnes et sur la copropriété contiguë. Elle n'est facilement visible que de cette dernière. Le parc de la copropriété étant généreusement accessible aux passants, on peut donc, en gardant un minimum de réserve, aller voir la grotte, en prenant immédiatement à gauche après l'entrée de la copropriété. On longe une toute petite chapelle de moellons grossiers qui servait à la communauté de religieuses se trouvant là auparavant, mais ne semble pas, d'après sa facture, remonter au jardin anglais.
Ces maisons remontent à l'époque du domaine où sont même antérieures; elles font face à la bordure sud-est du jardin anglais mais n'en faisaient pas partie.
Le domaine a été tellement loti que sa lecture dans le bâti actuel est devenue impossible. S'il subsiste d'assez nombreux restes épars, ceux qui sont intéressants (le pavillon de musique, la grotte, la glacière) ne sont pas visibles de la voie publique. De plus, seule la grotte appartenait au jardin anglais.
La station SNCF de Meudon Bellevue vous fait émerger pratiquement à la grille d'entrée du château.
En dessous se trouvent les fameux laboratoires de Bellevue du CNRS, haut lieu de la physique, pratiquement à l'emplacement du château, qui occupent les bâtiments de l'hôtel casino construit sur le site.
Un peu plus bas, on découvre l'emplacement précis du château, où subsiste la terrasse, qui offre toujours une vue spectaculaire.
Consulter les plans de la ville. Juste sous la gare se trouve la rue de la Glacière (qu'on ne peut pas voir) et les "bains de Mme de Pompadour".
Ces présumés bains, à ne pas confondre avec l'aile des bains intégrée au château, n'ont jamais fait partie du jardin anglais. Mais c'est un des rares restes du site facilement visible et plus pittoresque que les autres.
Remonter, et se rendre aux numéros 59, 60 et 62 de la route des Gardes. Le jardin anglais s'étendait de cette route jusqu'au delà du rond point du Bassin. La rue du Hameau et la rue de la Tour en rappellent le souvenir.
Voir des cartes postales anciennes.
de C. Bisch : Bellevue
aux presses du CNRS (en principe disponible à la librairie de Bellevue, face aux laboratoires - le premier tiers de l'ouvrage est consacré au domaine)
Paul Biver : Histoire du château de Bellevue, 420 pages, Paris, Enault, 1933 (la période de Mme de Pompadour y est plus approfondie que celle de Mesdames)