Parcs à fabriques du sud de la France
 
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le parc du château de Pompignan



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Pompignan est dans le Tarn et Garonne. C'est un des très rares parcs du midi de la France. Il est d'autant plus précieux que l'inspiration franc-maçonne le relie directement aux Elie-de-Beaumont, Montesquiou, etc...

La seule description détaillée est la remarquable étude des Cranga, je vous y renvoie. Voir aussi quelques autres liens.

L'attribution du parc n'est pas certaine; l'étude Cranga la discute longuement et ne se dérobe pas à une conclusion : selon toute vraisemblance, c'est Jean-Jacques Lefranc de Pompignan qui est à l'initiative des fabriques. Il est clair que les goûts de celui-ci, sa présence continue à cette période, son appartenance à la franc-maçonnerie en résonance avec l'esprit des fabriques, son inclination à embellir ses domaines, rend cette attribution très vraisemblable. Ce qui est étrange c'est que cet homme de lettres prolixe n'ait parlé nulle part des fabriques, alors qu'il mentionne d'autres embellissements de ses jardins.
La même incertitude frappe la date de l'aménagement. Il est certain que les fabriques sont antérieures à 1802, année d'exécution des dessins des fabriques. Donc vers 1775/1780, si le marquis est le commanditaire, à moins qu'il n'eût été un précurseur.

Jean-Jacques Lefranc (1709-1784), marquis de Pompignan, appartenait à une de ces familles de la noblesse de robe qui se transmettaient de génération en génération une importante position dans les instances de leur province. C'est ainsi qu'il fut, après son père, président de la Cour des aides de Montauban. Toutefois, sa relative notoriété est due à son inspiration de littérateur, tragédien et poète lyrique. Il n'était pas sans mérites dans ce domaine, puisqu'il fut élu à l'Académie française lien externe en 1756, au fauteuil de Maupertuis. D'idées conservatrices, il eut la mauvaise inspiration de s'attaquer aux philosophes des Lumières dès son discours de réception, s'y déclarant "défenseur du trône et de l'autel"; il devint l'objet de leurs cruelles railleries. A tel point qu'il ne parut plus à Paris, ce qui nous vaut indirectement le parc à fabriques de Pompignan car, s'étant retiré dans sa région, il résida sur ses terres et soigna son décor de vie dans les domaines qu'il possédait. Son coup d'éclat pour la défense de la religion lui avait valu d'être élevé au marquisat en 1763. Sa fierté était son exceptionnelle bibliothèque, installée dans son château de Pompignan. Il partagea sa résidence avec son château de Caïx, où il mourut.

Le parc de Pompignan comptait une dizaine de fabriques. Les rares subsistantes sont :
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• le Temple gaulois, un peu en avant de la façade sur le parc du château. C'est la fabrique régulièrement montrée en photo dans les articles de presse. Mais il ne subsiste plus que le fût cylindrique en briques avec une porte en ogive, le temple a perdu son couronnement en lanternon qui le couvrait, d'après le dessin de l'étude Cranga.
• le Tombeau égyptien, seule fabrique ayant conservé sa structure d'origine d'après l'étude Cranga, qui nous en livre une photo récente. Sa silhouette rappelle d'autres fabriques classiques, dont le cénotaphe de Cook.
• une tombe à l'antique, analogue à celle de La Garenne Lemot, plus tardive
• une colonne, assez décrépite.
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Ces trois dernières sont perdues dans la végétation et certainement difficiles à repérer.

 


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Informations :
 

Le parc n'est pas ouvert au public. Il faut profiter des visites exceptionnelles, par exemple aux journées du patrimoine.

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Page mise à jour le 14 décembre 2016