Parcs à fabriques majeurs

Temple de l'Amour en contours

 

Le Petit Trianon et le hameau de la Reine



Présentation partielle.
  

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Copyright de l'auteur, <Dominique Césari>
Dernière mise à jour: Mercredi 5 septembre 2001

Notes
  1. Les Richard, jardiniers de Versailles, établirent un premier projet. Il était bien maladroit, accumulant les fabriques aux carrefours d'un lacis de petits sentiers sinueux, sans aucune perspective pour donner du souffle à la composition. Marie-Antoinette, épouvantée, le refusa. Le projet d'ensemble de Caraman organise deux espaces ouverts réunis par une coulée de largeur modulée le long de la rivière, faite d'une pelouse bordée d'arbres. Le Comte de Caraman avait aménagé son jardin de Roissy.
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  3. Marie-Antoinette souffre du poids d'un rapport avec l'amour encore empreint des calomnies de l'époque. Avant même la Révolution, la rumeur allait bon train dans le menu peuple de Paris, contribuant de manière non négligeable à ruiner le crédit du Roi. Dans son journal "le père Duchesne", Hébert appelait Louis XVI "le cornard Louis", en raison des supposées liaisons de la Reine. L'imaginaire s'alimentait de sa frivolité et du caractère de son royal époux. Bien différent de ses prédécesseurs, ce dernier était timide et peu à son aise avec les femmes, au point que le jour où il avait rencontré sa future épouse, il n'avait pas réussi à lui adresser la parole. De plus, le premier dauphin avait tardé à naître.

    Marie-Antoinette a deux versants : avant la Révolution, futile, frivole, fuyant les devoirs pour un tourbillon de fêtes, ne refusant pas de se prêter au rôle central de coteries. Puis énergique, soucieuse de sauver son époux et la monarchie après la fuite à Varennes, enfin tragique et très touchante par sa dignité et le souci de ses enfants après son arrestation.

    En tout cas elle ne se perdait certainement pas dans les inconvenances qui lui étaient prêtées.
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  5. Est il besoin de rappeler que Marie-Antoinette ne jouait pas à la bergère comme le veut l'imagerie populaire ? La ferme était occupée par un ménage de paysans qui avaient à charge de figurer une campagne modèle.

    En revanche, il est exact que Marie-Antoinette adorait organiser de petites saynètes jouées par ses familiers les plus proches. Parmi les sujets un peu fades, des historiettes de bergers et de bergères (aux amours contrariées bien entendu) ont conduit des courtisans à tenir ces rôles sur scène, avec des animaux de ferme à l'appui de la représentation. Ceci a pu se dérouler à Trianon, Rambouillet ou encore à Chantilly chez les Condé. Marie-Antoinette voulait obtenir de son époux qu'il consente à assister à ces passe-temps, ce qui agaçait infiniment Louis XVI.
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  7. D'autres aménagements au goût anglo-chinois furent réalisés à Versailles. Ils ne font en rien partie du Petit Trianon.

    bains d'Apollon
    Les bains d'Apollon présentent un rapprochement formel avec les grottes de rocaille des parcs à fabriques. Ils ont été aménagés vers 1780 sur des dessins d'Hubert Robert pour mettre en valeur les groupes en marbre blanc installés au Grand Siècle dans la Grotte de Thétis, détruite par la suite pour agrandir l'aile nord du château. L'ancienne Grotte de Thétis était de forme géométrique, assez proche de celle de la Bâtie d'Urfé. La rocaille cyclopéenne surmonte un bassin irrégulier; le groupe d'Apollon entouré des muses est inséré dans la niche centrale.

    Cette grotte est située dans le bosquet d'Apollon. On visite les bosquets en été, aux grandes eaux. Entrée payante, voir le site du Château de Versailles .




    Le parc Balbi (maîtresse du Comte de Provence), aménagé en 1785 par Chalgrin, est anglo-chinois. Voir sa description sommaire.

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