Jardins anglo-chinois d'Europe ornés de fabriques
 
pagode chinoise de Schoenberg / Laeken
tour chinoise et orangerie de Laeken vers 1785
 
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Belgique :

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Laeken


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historique
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plan de 1787
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vues d'époque
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fabriques moins bien identifiées
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photos actuelles - photos anciennes
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Historique

Le domaine royal de Laeken trouve son origine dans la "maison de campagne" (sic) que l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche et son époux Albert de Saxe-Teschen, gouverneurs généraux des Pays-Bas autrichiens lien externe, firent aménager à Schoenenberg entre 1781 et 1785.

Les plans du château sont de l'architecte français Charles de Wailly externe mais les travaux furent dirigés par Louis Montoyer lien externe. Le château fut inauguré 1e 14 juillet 1785. Pour le parc, on fit appel au paysagiste anglais Lancelot "Capability" Brown externe, qui remit un schéma de principe et des conseils mais ne dirigea pas non plus les travaux. D'ailleurs, Albert de Saxe-Teschen intervint lui-même dans la conception du jardin et des fabriques et les représenta dans ses propres aquarelles.

C'est le parc de cette époque qui justifie l'intérêt pour ce domaine dans le cadre des parcs à fabriques. Malheureusement, il ne reste que deux fabriques, le temple et les fausses ruines antiques (le temple du Soleil est également conservé mais c'est plutôt un pavillon classique). De plus, bien qu'il ait été rénové et agrandi et même s'il constitue un magnifique jardin, son allure a sensiblement évolué.

Une "vue perspective" par Lefèbvre (1) montre une large pelouse en pente descendant de la façade du château jusqu'à la large rivière anglaise. Outre les fausses ruines, le temple et la cascade, on cite des grottes et des ponts ainsi que la plus significative, la pagode ou tour chinoise, imbriquée dans une orangerie à la chinoise aux bords de toits retroussés visibles dans la gravure ci-dessous. Elle devait se situer à 800 ou 900 mètres sur la droite et en arrière du château (2). On voit régulièrement mentionné qu'elle serait inspirée de la pagode de Kew Gardens lien externe dessinée par William Chambers mais elle était presque cylindrique, alors que celle de Kew est plus proche du modèle de Canton, avec des étages en retrait successif donnant une forme nettement tronconique (voir Jean-Paul Herbrant, 4eme partie).

Cet état de grâce ne dura pas. Fin 1792, les Français envahirent les Pays-Bas autrichiens et chassèrent les gouverneurs. Ils s'emparèrent de Laeken; saisi comme bien étranger, le domaine fut laissé à l'abandon. Dégradé, les ornements intérieurs pillés, sa vente par lots fut décidée (3). La tour chinoise et l'orangerie furent rasées en 1803 (4) par l'acquéreur du lot correspondant. Le château, déjà vendu, allait être démoli quand Napoléon le fit racheter et remettre en état (aux frais des pas encore Belges ...).

Après la création du royaume de Belgique, Laeken devint domaine royal; c'est aujourd'hui la résidence des souverains. Léopold II fit construire la grande serre (qui a depuis été complétée). Les serres n'ont rien à voir avec l'orangerie de 1786 détruite avant 1805 mais sont par elles-mêmes remarquables. Un incendie a ravagé le château en 1890; le corps de logis central fut reconstruit en conservant la façade à l'identique mais en transformant la structure. Des ailes supplémentaires ont considérablement agrandi la demeure et transformé son allure côté parc.   Une tour japonaise, un pavillon japonais et un musée d'art japonais ont été édifiés au début du XXeme siècle lien externe à la limite du domaine royal. Ils n'ont rien à voir avec la tour chinoise des années 1780. La tour japonaise apparaît dans le paysage au-dessus des massifs d'arbres, un peu dans la même direction que l'ancienne tour détruite.

 

 

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"Plan perspectif" de 1787
 
 
 
Plan perspectif de la Campagne de Scoonenberg près de Bruxelles
par François Lefèbvre - Albertina lien externe


Fabriques   (lettres rouges)
 
O - la tour et l'orangerie chinoises
G - la grotte
C - la grande cascade et le rocher
A - antre de Vulcain
p - pont rustique
Ta - temple de l'Amitié
Ts - le temple du Soleil

Fabriques mal identifiées   (lettres rouges)
 
R - les ruines
H1 - ermitage
H2 - ermitage (variante sur d'autres plans)

Autres éléments   (lettres bleues)
 
B - bassin alimentant la cascade
I - Île d'Amour
p - passerelle
s - statue de Cérès (n'existe plus)
m - ménagerie (disparue)
t - 't Groothof (ancien château - détruit)
CM - canal maritime
  plan du domaine royal de Laeken
image mappée : cliquer sur les repères pour aller au texte correspondant
 

 

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vues d'époque

Ces gravures proviennent du site des archives nationales d'Autriche lien externe - ce qui nous rappelle que Bruxelles appartenait aux Pays-Bas autrichiens - et les aquarelles, de l'Albertina lien externe (fondation des Saxe-Teschen - à Vienne également).

Les trois premières vues sont des gravures de Middiman ou Byrne d'après les aquarelles de Le Febre (ou Lefèbvre). Les vues suivantes sont des aquarelles de celui-ci. Elles nous montrent toutes l'état du parc vers 1785.   Les deux dernières aquarelles, de la main même du duc Albert de Saxe-Teschen, nous montrent la grotte et l'Antre de Vulcain.

 

Vue générale

vue générale de Schoenenberg

Vue de la Maison et d'une partie du Parc de Scoonenbergh, prise du coté de la Riviere, appartentante a LL. AA. RR. les Gouverneurs generaux des Pays Bas

Au fond au centre, le château. À droite, à mi-pente, sur une butte, le temple de l'Amitié et à gauche, la grande cascade. Tout à droite, dépassant au-dessus de la masse de verdure, la silhouette de la tour ou pagode chinoise.   La vue se veut flatteuse, elle agrandit la pièce d'eau et augmente le relief. Le bateau est probablement une réplique en réduction, comme il était d'usage d'en faire flotter sur les pièces d'eau (par exemple, sur le Grand canal à Versailles - ou, en de nombreux autres endroits, des gondoles, parfois d'apparat).   Balthazar Solvyns nous a livré plusieurs vues de "bateaux pour Marie Christine etc.. " lien externe.

 

Les fabriques

tour chinoise et orangerie du parc du château de Laeken

temple de l'Amitié parc du château de Laeken

la pagode et l'orangerie chinoises

le temple de l'Amitié

Cette pagode a donc été détruite en 1803. Elle serait de Montoyer, le "directeur des bâtiments en construction" au château de Schoonenberg.

la gravure ci-dessus a pour titre "Temple de l'Amitié". Quelques rares indications confirment qu'il a bien été conservé et c'est donc bien lui qu'on voit toujours au même emplacement du parc (on pouvait craindre une reconstruction). Il est de l'architecte Charles de Wailly.
En 1827 Guillaume 1er fit remplacer la statue de l'Amitié se trouvant au milieu du temple par une statue de Mars du sculpteur Mathieu Kessels; cette fabrique devint le "temple de Mars" et c'est sous ce nom qu'on trouve les cartes postales anciennes le représentant.


parc du château de Laeken

parc du château de Laeken

la grande cascade (J. Lefèbvre - Albertina)

le temple du Soleil (J. Lefèbvre - Albertina)

Pour alimenter la cascade, l'eau était élevée depuis le bassin du vieux château par la pompe à feu abritée dans l'Antre de Vulcain. On peut présumer que, pour disposer d'un débit convaincant, l'eau était stockée dans un bassin supérieur et relâchée au moment où l'on voulait jouir du spectacle de la cascade, comme aux Grandes eaux de Versailles ou, sur une échelle plus modeste, à la Folie Saint-James par exemple. Ce bassin est probablement celui marqué B dans le "plan perspectif" ci-dessus.

C'est plutôt un pavillon qu'une fabrique. Comme on le voit, il est au bord du canal maritime où se termine le parc au sud. Il avait initialement été édifié à un autre endroit mais il a été déplacé très rapidement puisqu'il apparaît déjà à son emplacement définitif dans cette série de vues (dont le "plan perspectif"), qui date des toutes premières années du parc.


vue de la rivière de Schoenenberg

vue sur le canal du jardin de Schoonenberg (J. Lefèbvre - Albertina)

Cette vue, un peu en oblique par rapport à la vue générale ci-dessus, ne nous en apprendrait pas plus, si ce n'est qu'elle montre, à droite, la passerelle cintrée à la chinoise joignant le rivage à l'Île d'Amour (le dernier bosquet d'arbres à droite est la pointe de l'île). Pour le reste, on voit de gauche à droite : la grande cascade partiellement masquée par l'arbre du premier plan, le château en haut de la pelouse et le temple de l'Amitié sur sa butte.


vue de la grotte de Schoenenberg

la grotte (Albert de S.-T. - Albertina)

Cette aquarelle est du duc Albert de Saxe-Teschen lui-même. Il s'était beaucoup investi dans l'aménagement du parc et une part de la conception lui revient. Outre cette vue, il a peint deux croquis du projet : la grotte renferme un réservoir d'environ deux mètres de haut occupant toute la surface au sol. L'eau y arrive par une canalisation enterrée et s'en écoule sous forme d'un petit ruisseau, donnant l'illusion d'une source. Ce ruisseau rejoint le bief d'où tombe la grande cascade juste au-dessus de celle-ci, comme on le voit dans le "plan perspectif".


vue de la grotte de Schoenenberg

l'Antre de Vulcain (Albert de S.-T. - Albertina)

Cette aquarelle est également du duc Albert de Saxe-Teschen. J'ai une petite incertitude sur la localisation exacte de cette fabrique mais on croit bien la reconnaître en A, sur le bord opposé de la pièce d'eau entourant l'ancien château. Cet emplacement est tout à fait conforme à la fonction de cette fabrique, qui abritait la pompe à feu relevant l'eau pour faire opérer la grande cascade, d'où son nom. L'eau, puisée dans la pièce d'eau du vieux château, qui est à peine au-dessus du niveau de la grande rivière, était refoulée jusqu'au bassin B, d'où elle s'écoulait jusqu'au bief supérieur se déversant dans la cascade et, par ailleurs, était amenée en moindre débit par une canalisation jusqu'à la grotte G, d'où sourdait un petit ruisseau. La pièce d'eau entourant le vieux château a été comblée depuis et on de distingue plus l'antre sur les vues aériennes.

On est frappé par la similitude des deux aquarelles, comme si Albert de Saxe-Teschen n'avait qu'une façon de rendre une rocaille. D'autre part, il est étonnant de ne pas voir de fumée sortir au-dessus de l'Antre de Vulcain, alors que la lueur de la fournaise est restituée : peut-être que le symbole étant celui d'un lieu des entrailles de la Terre, il n'est pas supposé en sortir directement de fumée et qu'on a donc masqué la cheminée derrière la végétation.

 

 

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fabriques moins bien identifiées

Ces fabriques apparaissent tant dans la "Description des plus beaux jardins" de 1812 que dans le "plan perspectif" de 1787 (en étant très attentif). Il faut avoir bien conscience que ces documents n'ont pas la valeur de relevés topographiques. En particulier, la "Description des plus beaux jardins" publiée en 1812, décrit le parc tel qu'il était avant les lourdes amputations consécutives à l'invasion des Français en 1792; c'est tout juste si la description de la tour chinoise y est mise au passé.  On reste donc dans l'incertitude, faute de recoupement par des documents historiques indubitables.

Les ruines

projet de ruine pour Schoenenberg

projet de ruine gothique (Albert de S.-T. - Albertina)

Cette aquarelle du duc Albert de Saxe-Teschen s'intitule "Élévation de la ruine posée sur la glacière". Le "plan perspectif" comporte au repère R une construction dont le profil y ressemble. C'est bien la « Ruine gothique représentant les débris d'un ancien château » répertoriée dans la "Description des plus beaux jardins". Mais, comme dit ci-dessus, l'une et l'autre source peuvent mentionner des éléments prévus qui n'auront finalement pas été réalisés.

On trouve aujourd'hui à cet emplacement ou non loin une fausse colonnade, également appelée Ruines. Elles n'ont rien à voir avec le projet de ruine gothique ci-dessus.

une fabrique déconcertante

Hermitage du baron de Seckendorff à Schoenenberg

l'Hermitage du baron de Seckendorff

Le baron de Seckendorff, familier des gouverneurs généraux Marie Christine et Albert, obtint la faveur de pouvoir élever une fabrique personnelle dans le parc, cet "Hermitage". La "Description des plus beaux jardins" mentionne « dans un petit vallon qui paraît de nature marécageuse ... une cabanne (sic) rustique soutenue par des troncs d'arbres qui partent du fond des eaux, on y parvient au moyen d'un pont construit de branches d'arbres ». Elle situe la cabane entre les bosquets en-dessous du jardin régulier du vieux château et le temple du Soleil. Cette description est tout à fait conforme à l'illustration ci-dessus. Ce pourrait être l'ermitage, qui correspondrait à la petite construction en H1 du "plan perspectif" ci-dessus mais qu'on voit en H2 sur le plan joint à la "Description des plus beaux jardins".   Le baron de Seckendorff devait être un original, il fréquentait assidûment son "Hermitage" et y passait souvent la nuit.


autres fabriques et éléments

Pont rustique - repère p : franchit le bief qui conduit l'eau à la grande cascade. Mentionné dans la "Description des plus beaux jardins".

L'île d'Amour - repère I : elle est mentionnée dans de nombreux documents. Les parcs de cette époque en comptent souvent une; elles peuvent être ornées d'une gloriette ou d'un temple de l'Amour, ou seulement, comme à Laeken, d'une statue (qui n'est pas répertoriée mais visible sur les plans à la croisée des chemins traversant l'île). On peut présumer qu'il s'agit d'une statue de nymphe ou de Vénus. Dans le plan joint à la "Description des plus beaux jardins" on voit nettement une passerelle cintrée à la chinoise reliant l'île au rivage (repérée p bleu - à peine visible sur le "plan perspectif"). On voit également cette passerelle sur une aquarelle de Lefèbvre et sur des photos de la fin du 19ème siècle.

Statue de Cérès - repère s : mentionnée et nettement visible sur le plan quand on connaît son existence - ne semble plus dans le parc; aucun renseignement sur son devenir.

Ménagerie - repère m : mentionnée dans la "Description des plus beaux jardins", qui la situe "dans les bosquets" (les ménageries préfigurent les zoos).

Mausolée (sans repère) : un autre plan mentionne un mausolée M.T. - peut-être Marie Thérèse d'Autriche. Il est à mi-chemin entre le vieux château t et le bassin B.

't Groothof (le vieux château) - repère t : pour mener à bien leur projet, l'archiduchesse Marie Christine et Albert de Saxe-Teschen firent l'acquisition de ce manoir et des cent bonniers lien externe de terre (soit autant d'hectares) l'entourant, qu'ils agrandirent de nombreux autres lots de terrain. Le couple y résida de temps à autre pendant la construction du nouveau château. Plus tard, Léopold II reprit les acquisitions foncières pour compléter le domaine.

 

 

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quelques vues actuelles

Lien vers une photo Reflex City et vignette d'une photographie sous licence Creative Commons lien externe. L'attribution est indiquée sous chacune d'elles.   En cliquant sur les images, vous ouvrirez dans une nouvelle fenêtre la page Panoramio ou Wikimedia Commons où figure la vue agrandie.

 

parc du château de Laeken
photo Reflex City

la pelouse
photo Michiel Dumont

les Ruines

la grande pelouse, la rivière ... et la ville

Les photos des Ruines sont très rares et, pour l'instant, je n'en ai pas trouvé du temple.   Comme on le voit ci-dessus ou mieux dans la carte postale ancienne, les "Ruines" actuelles sont une fausse colonnade grecque ou romaine. Elles se trouvent un peu en-dessous de l'emplacement R du "plan perspectif" ci-dessus mais n'ont rien à voir avec le petit bâtiment représenté sur ce plan. J'ignore les circonstances et l'époque de la construction des "Ruines" actuelles.

J'ai réduit cette photo à sa partie inférieure, qui illustre la conception paysagère de "Capability" Brown, avec une pelouse très ample descendant jusqu'à une large rivière ... le rêve bute brutalement sur la ligne d'horizon devenue ingrate, minérale et totalement bouchée (à apprécier sur la vue agrandie).  La vue dégagée avait été un des motifs du choix de Schoonenberg.

 

photos anciennes

Il s'agit de cartes postales anciennes, les vues ont été prises vers 1910 ou un peu avant. Elles ne seraient pas d'un grand intérêt si l'on disposait de vues actuelles.


parc du château de Laeken

parc du château de Laeken

parc du château de Laeken

parc du château de Laeken

les Ruines

temple du Soleil

la cascade

temple de l'Amitié, devenu "de Mars"

Cliquer sur les vues pour les voir en grande taille, ou aller à la page cartes postales anciennes.

 

 

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Détails pratiques
 

La Domaine royal de Bruxelles n'est en général pas ouvert à la visite. En mars/avril, les serres sont ouvertes pendant 15 jours (et c'est en soi une visite remarquable); les visiteurs peuvent faire le tour du château et voir également l'atelier de peinture de la reine Charlotte. Mais ce trajet ne permet pas de voir les fabriques (ou, peut-être, une petite vue de loin des ruines).

emplacement dans Google Earth : des ruines Google Earth , du temple de l'Amitié Google Earth , du temple du Soleil Google Earth et de la grande cascade Google Earth.

 

Liens

 

Ouvrages

 

Articles de revues et plaquettes

 


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droits réservés de l'auteur, Dominique Césari  -  crédits photographiques (dont licence Wikimedia Commons) mentionnés dans le texte
Page créée le 27 juin 2017, mise à jour le : 11 juillet 2017
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Notes

1   François Lefèbvre (1762-1835)
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Ou Lefebvre, ou Le Febre (sur les gravures imprimées à Londres). Peintre de paysages et de marines né à Bruxelles. Peintre de la cour des Gouverneurs généraux.

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2   emplacement de la tour chinoise
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On voit très nettement la tour chinoise au bout du domaine dans le "plan perspectif" de 1787. Mais le report sur un plan actuel est assez incertain : probablement vers la tour japonaise actuelle ou un tout petit peu plus loin.

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3   mise en vente du domaine
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L'article Wikipedia histoire de Laeken lien externe donne la transcription d'une annonce de 1798 portant sur la vente d'un bien situé à Laeken, sans faire le rapprochement avec le parc de Schonenberg. Mais la description concorde si bien qu'il ne peut guère s'agir que de notre parc, d'autant plus que l'on aurait nécessairement connaissance d'un autre parc de cette époque qui aurait eu ces aménités. Reste la date, 1798, antérieure à la vente par lots de 1803. Hypothèse : le domaine (moins le château) aurait été proposé à la vente en un bloc; n'ayant pas trouvé preneur on se serait résolu à le lotir. lien vers le site de Bavaria présentant l'original Nouvelles extraordinaires de divers endroits lien externe .

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4   destruction de la tour chinoise et de l'orangerie
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On lit trop fréquemment que les Français auraient brûlé la tour chinoise et l'orangerie lors de la prise de Bruxelles. Il est établi qu'elle fut rasée en 1803 car délabrée, par l'acquéreur du lot correspondant.   Henri Fiocardo précise en 1824, page 111 de "Bruxelles, les palais de Laeken et Tervueren" lien externe que Laeken serait vendu par lots : « un procureur acquit la tour chinoise et la fit démolir; un dentiste réservait le même sort au château, lorsque Bonaparte le sauva de la destruction en l'achetant »

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