Parcs majeurs disparus
 

La reine Hortense

 

Saint-Leu
 

historique
le premier parc : 1775-1790
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le parc "de la reine Hortense"
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Copyright de l'auteur : <Dominique Césari>
Dernière mise à jour: dimanche 9 mars 2003

Notes

  1. Les transformations de la Malmaison et de Saint-Leu présentent de grandes similitudes : deux parcs au goût du 18ème siècle finissant, encore plus marqué à Saint-Leu, que la mère (Joséphine) et la fille (Hortense) veulent rénover. Elles firent d'abord appel l'une et l'autre à Morel, "Patriarche des jardins", qui ne donna pas satisfaction; il avait toujours été rigide sur ses concepts (d'ailleurs solides), mais l'âge l'avait rendu encore plus entêté. Il fut écarté, et remplacé pour les deux sites par Berthault, de deux générations son cadet.

    A la Malmaison comme à Saint-Leu, Berthault fit preuve d'une "patte" novatrice et inspirée. Alors que les parcs à fabriques sont composés de tableaux successifs fermés sur de petits enclos précieux avec des fenêtres bien précises sur d'autres compartiments, et n'offrent en général que des échappées parcimonieuses sur les lointains, Berthault les fait respirer et partout ouvre la vue sur l'horizon. La gravure classique de Constant Bourgeois est à cet égard très parlante. Dans les deux cas, des extensions foncières substantielles aidèrent aux nouvelles compositions.
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  3. Alors, suicide ou assassinat ? une troisième hypothèse, distillée par les tenants du testament, serait celle de jeux inavouables ayant mal tournés. Il est pratiquement établi que le prince a été assassiné sur ordre par un capitaine de gendarmerie installé dans son entourage pour le surveiller, et de plus amant de Sophie Dawes. Il y avait trop à gagner et trop à perdre, cette affaire d'Etat fut étouffée..
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  5. L'histoire des sépultures est une suite de rebondissements et de drames, consécutifs aux alternances politiques et aux mésententes familiales. On trouve quatre tombeaux dans la crypte : celui de Louis (1778-1846), de son premier fils Napoléon-Charles (1802-1807) mort de la diphtérie à La Haye à l'âge de 4 ans, et de son second fils Napoléon-Louis (1804-1831). Le quatrième est vide, il contenait les restes présumés de Charles, père de l'Empereur, transférés à Ajaccio en 1951. Charles Bonaparte était enterré à Montpellier. En 1803, Louis en fit revenir les restes secrètement, avec l'aide de son frère Joseph, contre la volonté de Bonaparte, qui s'était emporté contre le projet. Déposés un moment chez Joseph à Mortefontaine, ils furent ensevelis dans le parc, dans le tombeau égyptien construit à cet effet (e ci-dessus). Un cippe funéraire se trouvait par ailleurs sur la petite île de l'étang neuf (e1 ci-dessus).

    Le petit Napoléon-Charles, en qui l'Empereur voyait son successeur, avait été enseveli à Notre-Dame, où Napoléon imaginait d'installer les tombeaux de sa dynastie. Dès la première Restauration, les restes de Napoléon-Charles furent restitués sans ménagements à Hortense, qui était à Saint-Leu. Elle les fit inhumer dans sa chapelle. Mais lorsque le domaine passa en 1819 au prince de Condé, dont le fils, duc d'Enghien, avait été exécuté à Vincennes, le prince s'empressa de faire extraire les restes de Charles et de Napoléon-Charles, les fit sans égards transporter de nuit à l'église, où le curé les accueillit dans un caveau. Le prince de Condé fit également raser le tombeau égyptien. En 1846, au décès de Louis, mort en Italie, son corps fut rapporté à Saint-Leu, ainsi que celui de son second fils. C'est seulement en 1851, à l'instigation de Napoléon III (1808-1873), encore prince-président, que la crypte fut construite, à l'occasion de la rénovation de l'église, achevée en 1854.

    Visite le premier samedi de chaque mois à 9h30. Avant de se déplacer, se faire confirmer l'ouverture effective à la Maison Consulaire 01 34 18 18 90 (empêchement en cas de fête religieuse, travaux, ...).
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  7. La mésentente du couple a laissé planer un doute sur la paternité de Louis, d'autant plus que ce dernier, à l'esprit assez tortueux, avait désavoué cet enfant né un mois avant le terme du délai de viduité fixé dans l'accord passé avec son épouse pour la reprise de leur vie commune. Cette précaution montre bien le caractère méfiant de Louis. Le décalage s'explique parfaitement par une naissance avant terme. Un autre membre de la famille reprocha même à Napoléon III, lors d'une altercation "Vous n'avez rien de lui (de Napoléon 1er), sauf son nom !" . Quant à Victor Hugo, il exploita la situation pour salir un peu plus son ennemi politique.
    Il semble ne s'agir que de persiflages, Napoléon III serait bien le fils de Louis, mais je n'ai pas de certitude à vous proposer.
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  9. La ville s'étend au pied du plateau couvert par la forêt de Montmorency. Le socle du plateau est en calcaire à gypse, fort poreux, alternant avec des horizons de lourde marne gypseuse, bien moins perméable. L'eau s'infiltre rapidement dans le socle, y chemine non sans diluer le gypse qui se creuse de cavités souterraines s'effondrant de temps à autres en causant des fontis en surface, puis ressort au pied du coteau, là où affleure la marne. On patauge beaucoup à cet endroit.
    Par ailleurs, l'eau n'est pas purifiée si la résurgence est trop rapide et que le champ d'infiltration n'est pas protégé. La potabilité est alors douteuse : un peu plus loin se trouve la suggestive "mare aux sangsues" et, au milieu de la forêt, la "route de la fontaine des fièvres". Nos aïeux se prémunissaient en buvant du cidre ou du vin des vignes présentes alors sur les coteaux.
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